À l’occasion du centenaire de la naissance de François Morellet, le Centre Pompidou-Metz présente la plus vaste rétrospective jamais consacrée à l’artiste, première d’un grand programme national initié par le Centre Pompidou, en collaboration avec l’Estate François Morellet et de nombreuses institutions partenaires.
Avec François Morellet. 100 pour cent, 100 œuvres, couvrant 70 ans de création, retracent le parcours de cette figure majeure de l’abstraction et de la lumière. De la peinture figurative aux dispositifs lumineux, François Morellet conjugue rigueur géométrique, humour et goût du hasard, un esprit libre, toujours en équilibre entre ordre mathématique et désordre visuel.
L’exposition déborde dans la ville : une grande installation abstraite de François Morellet, 4 Trames 30° – 60° – 120° – 150° partant d’un angle du mur. Intervalles : hauteur du mur, investit la façade du hangar de la SNCF, entre le Centre Pompidou-Metz et la Cathédrale, prolongeant l’expérience de la lumière dans l’espace urbain.
Les 25 et 26 avril, l’exposition se prolonge avec un week-end de performances : avec Des éclairs d’Hervé Birolini, l’énergie électrique devient matière sonore ; avec Learning (For Claude Shannon), Liz Santoro et Pierre Godard déploient une chorégraphie construite à partir d’une contrainte tirée au hasard à chaque représentation, une écriture du mouvement à la fois minimale et rigoureuse.
Jusqu’au 27 avril, le Centre Pompidou-Metz investit également Paris avec POUR TOUJOURS, un hors-les-murs exceptionnel de l’exposition Dimanche sans fin. Maurizio Cattelan et la collection du Centre Pompidou, aux Galeries Lafayette Haussmann. Sous la grande coupole et dans plusieurs espaces du grand magasin, jusqu’à la spectaculaire terrasse, se déploient les œuvres de Gloria Friedmann, Birgit Jürgenssen, Christodoulos Panayiotou et Lawrence Weiner.
Au Centre Pompidou-Metz, Dimanche sans fin se poursuit en Grande Nef et Galerie 1, sur la Terrasse de la Galerie 2, dans le Forum et le Jardin, où la collection du Centre Pompidou se révèle sous le regard de Maurizio Cattelan. Dans la Wrong Gallery en Grande Nef, le collectif messin Œuvres sans artistes expose Toutes les feuilles d’un arbre. L’installation rappelle la tension chère à Maurizio Cattelan entre l’absurdité d’un geste titanesque et la poésie du résultat, souvent empreinte d’humour et de mélancolie. S’agit-il d’un paysage, d’une classification scientifique ou d’un memento mori végétal ? Dimanche sans fin ne se fixe jamais, elle se recompose au fil du temps.
En Galerie 2, l’univers de Louise Nevelson ouvre un contrepoint nocturne : une expérience sculpturale dense, presque gothique, où l’ombre devient matière et installation. Dans le Paper Tube Studio, Marina Abramović propose avec Looking at Colors une expérience introspective où les couleurs primaires deviennent un outil de concentration et de transformation. À découvrir jusqu’au 27 avril.
Les beaux jours arrivent : le Jardin conçu par Gilles Clément, le Café et la terrasse de la brasserie Umé prolongent l’expérience en plein air.